vendredi 26 juin 2009

Concerto de guitarra na Embaixada de Portugal

Encerrando a primeira parte do ciclo musical « Entre-pautas/Entre-partitions », a Embaixada de Portugal em Paris organizou no passado dia 24, no salão da rue de Noisiel, um espectáculo de guitarra por Paulo Vaz de Carvalho. Mais de 100 pessoa estiveram presentes no espectáculo, onde foram tocadas obras de Gaspar Sanz, Carlos Seixas, das três gerações da família Paredes (Gonçalo, Artur e Carlos), Fernando Sor, Fernando Lopes-Graça, Heitor Villa-Lobos, Jorge Peixinho e Leo Brouwer.
Acabado o seu curso de Direito, Vaz de Carvalho optou pela vida musical. É hoje professor da Universidade de Aveiro, em Portugal. É mestre em Ciências Musicais e doutorado em Didáctica de Guitarra. Estudou na Áustria e em França, entre outros países. Além de intérprete, é compositor e autor de arranjos musicais.
Em Portugal, actuou na rádio e na televisão, na Fundação Calouste gulbenkian, na Fundação de Serralves, na Casa da Música do Porto, na Expo 98, entre muitos outros espectáculos realizados.
O ciclo “Entre-pautas/Entre-partitions”, que a Embaixada de Portugal em Paris iniciou em Março deste ano, teve já espectáculos de jazz, piano e guitarra.

lundi 22 juin 2009

Portugal com novos serviços "on-line"

Continua a ser alargado o número de serviços públicos portugueses disponiveis "on-line".
A lista e os respectivos endereços electrónicos dos mais recentes serviços pode ser consultada em:
http://www.embaixada-portugal-fr.org/images/stories/documentos/servicos_online.pdf

jeudi 18 juin 2009

Interview de l'Ambasseur du Portugal à la Chambre du Commerce et d'Industrie franco-portuguaise


Francisco Seixas da Costa est l'Ambassadeur du Portugal à Paris, ayant assumé le poste en février, suite à une longue et dense carrière diplomatique, éminemment consacrée à la dimension économique. Durant cette interview, il passe en revue son cursus et, en particulier, son expérience auprès des chefs d'entreprise et Chambres de Commerce portugaises du Brésil, durant son mandat d'Ambassadeur à Brasilia, entre 2004 et 2008.

Comme au début de tous les entretiens de cet espace Zoom, je vous demanderais de nous présenter brièvement votre parcours professionnel, de vos débuts jusqu’à votre poste actuel d’Ambassadeur du Portugal à Paris.

J’ai fait mes études à l’Institut Supérieur des Sciences Sociales et Politiques (ISCSP), de l’Université Technique de Lisbonne. Ensuite, j’ai été embauché par la banque Caixa Geral de Depósitos avant mon service militaire. Alors que j’étais encore à l’Armée, j’ai passé un concours pour entrer au Ministère des Affaires Etrangères (MAF). A l'oral, je suis passé devant un examinateur célèbre, M. Aníbal Cavaco Silva... Les épreuves se sont bien passées et j’ai été admis au Ministère en août 1975. Après quelques mois passés à la Coopération, j’ai été nommé à la Direction Générale des Affaires Economiques où je suis resté jusqu’en 1979. Cette année-là, je suis parti en Norvège et trois ans plus tard, j’ai été nommé en Angola pour diriger le service Coopération de l’Ambassade. Rentré au Portugal en 1986, année de l’adhésion du Portugal à la CEE, j’ai immédiatement intégré la nouvelle Direction Générale des Communautés Européennes. Par la suite, j’ai travaillé au Cabinet du Secrétaire d’Etat à la Coopération, M. Durão Barroso, cabinet où se trouvait également M. António Monteiro que je viens remplacer ici à Paris. Comme à l’époque, la Politique de Coopération était ma spécialité, j’ai été nommé en 1989 directeur du Cabinet de Planning et Programmation de l’Institut de Coopération Economique de Lisbonne.
Ma carrière s’est ensuite poursuivie à l’Ambassade de Londres en 1990 en tant que ministre-conseiller. De retour au Portugal en 1994, j’ai pris les fonctions de Sous-Directeur Général des Communautés Européennes. En 2005, j’ai suspendu ma carrière après avoir été nommé au poste politique de Secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, poste que j'ai occupé jusqu’en mars 2001. Ce fut une période très riche et intense pendant laquelle j’ai négocié les traités d’Amsterdam et de Nice et collaboré à la préparation et à l’exécution de la Présidence Portugaise de l’Union Européenne de 2000. En 2001, j’ai demandé à quitter le Gouvernement pour partir en poste à New York en tant qu’ambassadeur auprès des Nations Unies. Je remplaçais alors M. António Monteiro qui partait pour Paris. Mon activité aux Nations-Unies a également été très intense : d’abord Vice-Président du Comité Economique et Social, j’ai ensuite été Président de la Commission Economique et Financière puis Vice-Président de l’Assemblée Générale. Fin 2002, j’ai été nommé à Vienne où le Portugal occupait la Présidence de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et j’ai présidé le Conseil Permanent de l’organisation. En 2004, j’ai quitté Vienne pour Brasilia où j’ai été nommé chef de poste à l’Ambassade pendant quatre ans avant de venir à Paris. Ce fut à mon sens un parcours varié et très riche. Il y a un aspect qui ressort de votre carrière dans la diplomatie portugaise : vous avez toujours été très lié à l’économie, sauf pendant une brève interruption lorsque vous étiez à l’OSCE...C’est exact. Et même l’OSCE, qui est une organisation pour la sécurité, a une dimension économique importante. Mais en effet, j’ai passé pratiquement toute ma vie à travailler sur les questions économiques, que ce soit sur le plan bilatéral ou multilatéral et je me suis également consacré, pendant une certaine période, aux questions techniques de la coopération.

Arrivé au Brésil, vous sentiez-vous adapté au nouveau contexte ?

Dans la carrière diplomatique, nous apprenons très tôt à ne pas faire de plans à long terme. Le Brésil fut une nouvelle expérience, venant s'ajouter aux précédentes. Néanmoins, je dois vous dire que ce fut l’expérience professionnelle la plus enrichissante que j’aie vécue à ce jour. C’est pour cette raison qu’avant de quitter le Brésil, j’en ai fait un livre pour relater cette expérience.

Quels ont été les défis à relever dans le contexte brésilien, lorsque vous avez pris vos fonctions d’Ambassadeur du Portugal à Brasilia ?

Tout d’abord, il fallait tenir compte du poids de l’histoire entre le Brésil et le Portugal, relation unique à laquelle j’ai essayé de donner plus de consistance au-delà de la rhétorique traditionnelle. Aujourd’hui, les rapports sont plus dynamiques à tous les niveaux politiques. Un travail technique conjoint a également été fourni par les ministères portugais et brésiliens et les dernières années furent marquées par un engagement conjoint plus dynamique au sein des structures de la CPLP. Ensuite, il fallait suivre la dimension humaine de la présence portugaise au Brésil et brésilienne au Portugal. Nous avons dû adapter et moderniser nos structures consulaires pour qu’elles allient à la fois tradition en matière de prestation de services et amélioration de l’efficacité fonctionnelle. Cette période fut également marquée par le développement de l’immigration brésilienne au Portugal, supposant un travail délicat dans la gestion des effets socio-politiques de ce flux, marqué dans un premier temps par des problèmes dans les aéroports portugais et plus tard par des conséquences sociales – chômage, exclusion sociale et questions sécuritaires. Je ne vous cache pas la complexité de cette thématique qui a fini par être traitée avec succès ; d’ailleurs, la situation actuelle en est la démonstration. Sur le plan économique, il y a eu trois volets fondamentaux. Tout d’abord, en matière commerciale, puisque l’importation de produits portugais par le Brésil a connu une croissance annuelle à deux chiffres. En matière d’investissements, la période de ma mission au Brésil a été marquée par la concrétisation des investissements portugais effectués dans les années 1990, auxquels se sont ajoutés de nouveaux flux de capitaux, spécialement dans l’hôtellerie haut-de-gamme et la restauration. Enfin, les flux touristiques portugais vers le Nord-est du Brésil se sont intensifiés, soutenus en grande partie par les nouveaux investissements que je viens de mentionner et par la hausse de la fréquence des vols de TAP pour qui le Brésil est devenu le plus grand marché, avec plus de 60 vols par semaine à destination de huit villes brésiliennes. Le Brésil en est encore aux premiers balbutiements en matière touristique : il accueille 5,5 millions de touristes par an alors que le Portugal, par exemple, en accueille 14 millions.

Et sur le plan culturel ?

Je vous avoue que c’est un domaine où j’ai ressenti une certaine frustration car je n’ai pas pu créer et donner l’impulsion souhaitée. Bien sûr, d’importantes expositions ont eu lieu, nous avons présenté beaucoup de musiques de qualité, de bons films portugais et assuré une énorme promotion de notre littérature. Cependant, tout ce que peut faire un pays de la dimension et des ressources du Portugal reste très faible par rapport à un pays de 195 millions d’habitants. Pourquoi ?

Par manque de moyens, de ressources pour promouvoir toutes les actions qui selon nous méritaient d’être soutenues et diffusées. Le Brésil est un pays immense doté de 27 états. Rien que l’Etat de Minas Gerais est plus grand que la France, vous vous rendez compte… Cela fait longtemps que le Portugal a une histoire et des potentialités pour affirmer la richesse de son glorieux passé, mais cette richesse est bien supérieure à nos capacités en matière de promotion.

Le contact avec la communauté portugaise au Brésil a été une de vos actions…

Oui, j’ai visité au total 57 structures de la communauté portugaise au Brésil. Selon les chiffres officiels du MAF, il existerait 700 000 résidents portugais au Brésil… Il s’agit d’un chiffre théorique qui englobe les personnes ayant la double nationalité. Nous l’utilisons à des fins de travail consulaire, mais les seuls ressortissants de nationalité portugaise ne dépassent pas les 400 000. D’ailleurs, ils sont supplantés par ceux qui résident en France, en Afrique du Sud et au Venezuela, à en croire les statistiques. En général, il s’agit d’une immigration antérieure à l’immigration portugaise en France. En fait, l’émigration vers le Brésil diminue quand les Portugais commencent à partir dans les pays européens, à partir des années 60.

Le sentiment d'affinité des Portugais du Brésil s’est-il perdu ou, au contraire, a-t-il perduré au long des dernières années ?

Le sentiment d’affinité de la communauté luso-brésilienne est encore très fort. Très patriotique, elle est fortement liée au Portugal et aux valeurs portugaises.

Y compris pour les personnes ayant la double nationalité ?

Oui. D’ailleurs, la plupart des structures de la communauté portugaise, particulièrement dans les grandes villes comme Sao Paulo et Rio, ne recensent pas que des ressortissants portugais ; elles sont animées par la présence et la participation de ressortissants entièrement brésiliens dont la vie est entièrement structurée au Brésil malgré leur ascendance portugaise. Ces personnes sont très fières de leurs origines portugaises et sont liées à une certaine image du Portugal. Si cette communauté portugaise au Brésil est bien antérieure à celle de la France, on peut dire que 400 000 mono-nationaux est un chiffre assez élevé….Le contact avec la communauté portugaise au Brésil a été une de vos actions… Oui, j’ai visité au total 57 structures de la communauté portugaise au Brésil. Selon les chiffres officiels du MAF, il existerait 700 000 résidents portugais au Brésil… Il s’agit d’un chiffre théorique qui englobe les personnes ayant la double nationalité. Nous l’utilisons à des fins de travail consulaire, mais les seuls ressortissants de nationalité portugaise ne dépassent pas les 400 000. D’ailleurs, ils sont supplantés par ceux qui résident en France, en Afrique du Sud et au Venezuela, à en croire les statistiques. En général, il s’agit d’une immigration antérieure à l’immigration portugaise en France. En fait, l’émigration vers le Brésil diminue quand les Portugais commencent à partir dans les pays européens, à partir des années 60.

Le sentiment d'affinité des Portugais du Brésil s’est-il perdu ou, au contraire, a-t-il perduré au long des dernières années ?

Le sentiment d’affinité de la communauté luso-brésilienne est encore très fort. Très patriotique, elle est fortement liée au Portugal et aux valeurs portugaises.

Y compris pour les personnes ayant la double nationalité ?

Oui. D’ailleurs, la plupart des structures de la communauté portugaise, particulièrement dans les grandes villes comme Sao Paulo et Rio, ne recensent pas que des ressortissants portugais ; elles sont animées par la présence et la participation de ressortissants entièrement brésiliens dont la vie est entièrement structurée au Brésil malgré leur ascendance portugaise. Ces personnes sont très fières de leurs origines portugaises et sont liées à une certaine image du Portugal. Si cette communauté portugaise au Brésil est bien antérieure à celle de la France, on peut dire que 400 000 mono-nationaux est un chiffre assez élevé.

Le contact avec la communauté portugaise au Brésil a été une de vos actions…

Oui, j’ai visité au total 57 structures de la communauté portugaise au Brésil. Selon les chiffres officiels du MAF, il existerait 700 000 résidents portugais au Brésil… Il s’agit d’un chiffre théorique qui englobe les personnes ayant la double nationalité. Nous l’utilisons à des fins de travail consulaire, mais les seuls ressortissants de nationalité portugaise ne dépassent pas les 400 000. D’ailleurs, ils sont supplantés par ceux qui résident en France, en Afrique du Sud et au Venezuela, à en croire les statistiques. En général, il s’agit d’une immigration antérieure à l’immigration portugaise en France. En fait, l’émigration vers le Brésil diminue quand les Portugais commencent à partir dans les pays européens, à partir des années 60.

Le sentiment d'affinité des Portugais du Brésil s’est-il perdu ou, au contraire, a-t-il perduré au long des dernières années ?

Le sentiment d’affinité de la communauté luso-brésilienne est encore très fort. Très patriotique, elle est fortement liée au Portugal et aux valeurs portugaises.

Y compris pour les personnes ayant la double nationalité ?

Oui. D’ailleurs, la plupart des structures de la communauté portugaise, particulièrement dans les grandes villes comme Sao Paulo et Rio, ne recensent pas que des ressortissants portugais ; elles sont animées par la présence et la participation de ressortissants entièrement brésiliens dont la vie est entièrement structurée au Brésil malgré leur ascendance portugaise. Ces personnes sont très fières de leurs origines portugaises et sont liées à une certaine image du Portugal. Si cette communauté portugaise au Brésil est bien antérieure à celle de la France, on peut dire que 400 000 mono-nationaux est un chiffre assez élevé.

Comment se fait-il que les Portugais soient restés plus d’un siècle?

Au titre des accords historiques conclus entre le Portugal et le Brésil, n’importe quel ressortissant portugais pouvait exercer son activité et jouir de la quasi-plénitude de ses droits tout en conservant sa nationalité portugaise. Grâce à cette égalité de droits, également en vigueur au Portugal, j’ai pu rencontrer au Brésil des Portugais de plus de 80 ans qui n’ont jamais eu l’idée d’adopter la nationalité brésilienne. Cela ne veut pas dire qu’ils ne soient pas profondément loyaux envers la société brésilienne qui les a accueillis. Je dirais que ce sont des cas exemplaires d’intégration.

Quel est le poids de la communauté portugaise au Brésil en matière entrepreneuriale ?

Il a été beaucoup plus important qu’il ne l’est aujourd’hui. A l’heure actuelle, je dirais qu’il est assez important dans certains secteurs de la petite et moyenne industrie et très important dans le petit commerce. Evidemment, il existe des personnes fortunées au sein de la communauté, qui ont gravi les échelons de la société brésilienne avec succès. Mais la situation de la communauté portugaise de la seconde moitié du XXe Siècle, alliant puissance économique et force politique, n’est plus une réalité de nos jours.

Cette importance économique s’est-elle perdue ?

Oui, elle s’est perdue d’autant plus qu’une grande partie de cette communauté est devenue purement brésilienne. Je dirais qu’une partie de l’ancienne communauté portugaise a « brasilianisé » son rêve en termes de vie.

Comment dépeignez-vous la réalité actuelle des chambres de commerce et d’industrie portugaises au Brésil ? Voyez-vous des similitudes avec le cas français ?

Le Brésil est un pays immense, composé de 27 états. Nous ne pouvons donc pas l’appréhender avec la même logique que la France. Chaque état brésilien représente une réalité différente sur le plan économique, en particulier en ce qui concerne la présence de capitaux et de sociétés portugaises. L’état le plus important et qui possède la plus grande chambre de commerce portugaise est Sao Paulo. La chambre la plus ancienne est celle de Rio. Les chambres de commerce existantes ne correspondent pas seulement à la dimension de l’économie dans chaque état puisqu’elles prennent également en compte la diversité de la présence économique portugaise dans chacun d’eux. Les chambres portugaises au Brésil ont créé un Conseil des Chambres car elles se sont aperçues qu’elles avaient besoin d’instituer un mécanisme d’articulation entre elles. Ce Conseil est aujourd’hui l’interlocuteur de l’Etat portugais. Cependant, l’Ambassade entretient des rapports avec toutes les chambres. J’ai visité toutes les chambres pendant mon séjour au Brésil et j’ai engagé des démarches auprès de chefs d’entreprise pour créer deux nouvelles chambres de commerce : une dans l’Etat de Natal et une autre dans la capitale, à Brasilia. Une autre chambre, créée dans l’Etat de Santa Catarina, n’a pas eu de succès. Pourquoi ?Par manque de masse critique au niveau des entreprises. Les chambres de commerce naissantes sont confrontées à un dilemme : pour avoir des associés, elles ont besoin de justifier leur action par des services qui leur sont utiles, mais ces services ne peuvent être créés que si la chambre dispose déjà d’un portefeuille d’associés fort, ce qui veut dire que les premiers associés doivent avoir la vision stratégique de se sacrifier pendant quelque temps pour une structure qui ne leur garantit aucune prestation de service. Or, il n’y a pas toujours d'entreprises prêtes à jouer ce rôle. Cela engendre rapidement un cercle vicieux : sans associés, la Chambre ne produit pas de services et sans services, les sociétés quittent la Chambre. Parfois, la situation dépend uniquement de l’arrivée ou non d’une personne dynamique, prestigieuse, ayant des relations dans les sociétés portugaises et entretenant de bons rapports avec les autorités locales. Cela peut faire toute la différence.

Quelles sont les sociétés qui représentent la plus grosse part d’associés dans ces chambres de commerce ? Les filiales portugaises au Brésil, les entreprises brésiliennes ou les sociétés dirigées par des luso-descendants ?

Dans le cas de Sao Paulo, par exemple, l’axe central est constitué de sociétés portugaises fortes comme EDP, Cimpor, les banques, etc. Mais il y a également beaucoup d’entreprises au capital brésilien intéressées par le commerce et l’investissement au Portugal. Par exemple, le nouveau président de la Chambre de Commerce de Sao Paulo est président de la Banque Luso-Brésilienne, une banque brésilienne crée par des Portugais au sein de la communauté. C’est un bel exemple.

Pensez-vous que le réseau de chambres de commerce portugaises au Brésil est arrivé à maturité ?

Combien de chambres supplémentaires sont prévues dans ce pays ? L’intention n’est pas de créer des chambres de commerce dans tous les états brésiliens, bien qu’il y ait assez d’espace pour créer quelques chambres supplémentaires dans un avenir plus ou moins proche. J’avais moi-même encouragé la création d’une Chambre à Manaus où il existe des conditions de création très spéciales, en raison d’un pôle industriel dynamique présent dans la région.

Qu’est-ce que ces chefs d’entreprise recherchent le plus auprès des chambres de commerce au Brésil ?

Essentiellement des informations sur les opportunités d’affaires. Contrairement à l’Europe où tout est transparent actuellement en termes de marché, le marché brésilien présente quelques particularités. Les entrepreneurs voulant déployer leur activité sur ce marché doivent être sensibilisés à ces particularités. Par ailleurs, les chambres portugaises jouent également le rôle de point de contact pour les opportunités au Portugal. En Europe, l’encadrement institutionnel des affaires est relativement semblable d’un pays à l’autre. Or, les différences entre le Portugal et le Brésil sont énormes. Ce sont deux cultures d’entreprise différentes, beaucoup de problèmes apparaissent à la création d’une société, plusieurs questions se posent quant à la mobilité des salariés, aux exigences en matière de légalisation, à l’ouverture de comptes en banque, etc.Il faut donc connaître le marché à fond. Les chambres sont une espèce d’ « amortisseur » pour que la création des sociétés ait lieu d’une manière plus confortable, en regroupant davantage d’informations. Par ailleurs, les chambres sont de véritables « mandataires » pour les sociétés dont la dimension ne justifie pas de faire appel à de grands cabinets d’avocats ou à des conseils en management.

Trois mois après votre arrivée à Paris, quelle est votre première impression des entrepreneurs portugais en France ?

J’avoue ne pas avoir eu le temps de dresser un portrait rigoureux du tissu entrepreneurial portugais en France. Alors qu’au Brésil, il existe 700 entreprises au capital portugais, ici nous avons affaire à plusieurs milliers de dimensions très diverses. Etant donné la crise qui touche les marchés, je cherche dans un premier temps à évaluer la manière dont la communauté entrepreneuriale d’origine portugaise ressent cette crise en France. Il faut être attentif pour pouvoir assurer une action efficace en cas d’aggravation de la crise. J’ai proposé au Président de la CCIFP, Carlos Vinhas Pereira, d’organiser à l’Ambassade une journée de réflexion pour évaluer les effets de la crise ressentis par nos chefs d’entreprise. Cette rencontre aura lieu le 30 juin et tous les chefs d’entreprise sont d’ores et déjà conviés à y participer. Les secteurs français auront également l’occasion de s’exprimer pour que nous puissions confronter nos expériences. On estime à plus de 45 000 le nombre de sociétés françaises dirigées par des Portugais ou par des Français d’origine portugaise.

Pensez-vous que ce poids de la communauté portugaise va se maintenir en France ou qu’elle va plutôt se dissiper pour des raisons d’assimilation ?

En soi, l’assimilation n’est pas une chose négative. Et l’assimilation n’entraîne pas forcément une perte des liens affectifs. Je pense que le drapeau portugais doit être maintenu au sein des différentes communautés tant que ces dernières voudront le garder. Si la communauté portugaise de France souhaite s’assumer en tant que française tout simplement, nous ne pouvons aucunement y faire obstacle. Néanmoins, en tant qu’Etat portugais, nous devons mettre à disposition des Portugais et des Luso-descendants tout un ensemble de mécanismes leur permettant, s’ils le souhaitent, d’entretenir la mémoire qui les relie au Portugal mais sans créer de lobbys ni imposer quoi que ce soit. Un des objectifs stratégiques définis par la CCIFP pour 2009 consiste à établir les bases en vue de la création d’un Conseil des Chambres de Commerce Portugaises en Europe.

Etant donné votre expérience brésilienne, que pensez-vous de la mise en place de ce type de projet en Europe ?

La première question qui me vient à l’esprit est le besoin de définir a priori une évaluation sur l’intérêt de ce projet, d’après ses objectifs éventuels. Je n’ai évidemment aucun avis sur cette question. Il y a une chose que la vie m’a apprise après presque 40 ans de service public : nous devons évaluer correctement la valeur des initiatives en fonction de leur intérêt concret. Si ce Conseil des Chambres est perçu comme étant une valeur ajoutée, ce projet sera certainement couronné de succès.

Peut-on faire un éventuel parallèle ou établir une analogie avec la création du Conseil des Chambres de Commerce Portugaises au Brésil ?

L’objectif essentiel de la structure brésilienne a été de résoudre le problème de la coordination au sein d’un pays immense. Ensuite, le but de cette initiative a été de compenser la différence de dimensions entre les différentes chambres, ce qui permet aux plus fortes de soutenir les plus faibles, ne serait-ce qu’en leur apportant leur expérience. J’ignore si ce modèle peut s’appliquer en Europe mais je peux vous assurer une chose : la CCIFP pourra compter sur l’Ambassade du Portugal en France si elle estime qu’elle peut lui apporter une aide précieuse pour effectuer ce travail de rassemblement et de regroupement de la communauté entrepreneuriale portugaise en Europe.

Pour terminer, avez-vous un message particulier à adresser à la CCIFP et à ses membres pour les années à venir, au cours desquelles nous travaillerons côte-à-côte ici en France ?

J’aimerais dire à la CCIFP et à ses membres que je perçois le service diplomatique comme étant un service public ouvert et accessible. L’Ambassade et tous ses services sont à la disposition de la communauté entrepreneuriale portugaise en France. De plus, je serais ravi de mettre à disposition l’espace de l’Ambassade du Portugal à Paris pour organiser davantage d’événements et de manifestations à caractère entrepreneurial. Il y a quelques limitations en termes d’espace et de sécurité, mais nous disposons d’un salon qui peut être transformé en salle de réunions ou d’exposition capable d'accueillir près de 100 personnes. Sur recommandation des services commerciaux de l’Ambassade, les entreprises pourront utiliser cet espace. L’Ambassade est entretenue par le Trésor Public portugais et les impôts des Portugais, elle doit donc être utilisée en fonction des intérêts portugais qui passent obligatoirement par les intérêts des entreprises portugaises.

Entrevista do Embaixador de Portugal à Câmara de Comércio e Indústria franco-portuguesa


Como tem sido da praxe na abertura das entrevistas deste nosso espaço Zoom, pedir-lhe-ia que nos indicasse, em traços gerais, o seu percurso profissional até chegar ao seu actual cargo, como Embaixador de Portugal em Paris.

Fiz os meus estudos no Instituto Superior de Ciências Sociais e Políticas (ISCSP), da Universidade Técnica de Lisboa. Depois, empreguei-me na Caixa Geral de Depósito, antes de fazer o serviço militar obrigatório. Ainda durante o tempo militar, fiz concurso público para o Ministério dos Negócios Estrangeiros (MNE), onde aliás fui entrevistado, na prova oral, por uma pessoa bastante conhecida: chama-se Aníbal Cavaco Silva... As provas correram-me bem, pelo que entrei para o Ministério, em Agosto de 1975. Depois de passar uns meses no sector de Cooperação, fui colocado na Direcção-Geral dos Negócios Económicos, onde permaneci até 1979.Nesse ano, rumei à Noruega e, três anos mais tarde, fui colocado em Angola, onde dirigi o sector de cooperação da Embaixada. Regressei a Portugal em 1986, a tempo de integrar a nova Direcção-Geral das Comunidades Europeias, nesse que foi o ano da nossa adesão à então CEE. Depois, trabalhei no gabinete do secretáriode Estado da Cooperação, Durão Barroso, onde também estava o Dr. António Monteiro, que vim a substituir aqui em Paris. A minha especialização era, à época, a Política de Cooperação, pelo que, em 1989, fui nomeado director do Gabinete e Planeamento e Programação do Instituto para a Cooperação Económica, em Lisboa.
Seguiu-se, na minha carreira, a Embaixada de Londres, em 1990, onde estive como ministro-conselheiro. Depois, regressei a Portugal em 1994, para ser subdirector-geral das Comunidades Europeias. Em 2005, suspendi a minha carreira para aceitar o cargo político de Secretário de Estado dos Assuntos Europeus, que ocupei até Março de 2001. Foi um período muito rico e intenso, durante o qual negociei os Tratados de Amesterdão e de Nice, presidi ao acordo de Schengen e colaborei na preparação e execução da Presidência portuguesa da União Europeia de 2000.Em 2001, pedi para sair do Governo, para ir para embaixador junto das Nações Unidas, em Nova Iorque. Nessa altura, substituí o embaixador António Monteiro, que veio então para Paris. Nas Nações Unidas tive uma actividade também intensa: fui vice-presidente do Comité Económico e Social, presidente da Comissão Economia e Finanças e vice-presidente da Assembleia-Geral. No final de 2002, fui colocado em Viena, onde Portugal tinha a seu cargo a Presidência da Organização para a Segurança e Cooperação na Europa (OSCE), tendo então presidido ao Conselho Permanente da organização. Em 2004, troquei Viena por Brasília, onde assegurei a chefia da respectiva Embaixada de Portugal durante quatro anos, antes de vir para Paris. Foi um percurso variado e muito rico, na minha opinião.

Uma coisa que ressalta neste seu percurso na diplomacia portuguesa é que, de facto, esteve quase sempre bastante ligado à economia, se exceptuarmos um breve interregno relativo à OSCE.

Exactamente. E, mesmo na OSCE, que é uma organização para a segurança, há uma importante dimensão económica. Mas, de facto, a minha vida foi quase toda passada a trabalhar com as questões económicas, quer no plano bilateral, quer multilateral, para além do período em que me dediquei às questões técnicas da cooperação. Quando chegou ao Brasil, sentia-se enquadrado com o novo contexto?Na carreira diplomática, aprendenos desde cedo não podemos fazer planos a longo prazo. O Brasil foi uma experiência que me surgiu, como todas as outras no passado. No entabto, devo dizer que foi, de muito longe, a experiência profissional mais rica que tive até hoje. O que me levou a escrever, antes de sair do Brasil, um livro sobre essa mesma experiência.

Quais foram os principais desafios com que se deparou no contexto brasileiro, quando assumiu a o cargo de Embaixador de Portugal em Brasília?

Em primeiro lugar, havia que atentar no histórico de relação única que existe entre o Brasil e Portugal, tentando dar-lhe conteúdo, para além da retórica tradicional. Foi o que tentei fazer. Hoje existe uma dinâmica muito interessante em termos de relacionamento, a todos os níveus políticos. Está também criado um trabalho técnico conjunto entre os ministérios portugueses e brasileiros e, nos últimos anos, foi possível dinamizar o empenhamento conjunto dos dois países nas estruturas da CPLP. Em segundo lugar, era necessário de acompanhar a dimensão humana da presença portuguesa no Brasil e brasileira em Portugal. Tivemos de levar a cabo uma adaptação das e modernização das nossas estruturas consulares, que compatibilizasse os modelos tradicionais de prestação de serviço com a elevação do nível de eficácia funcional. Este foi também um período que correspondeu a um grande surto de emigração brasileira para Portugal, o que implicou um delicado trabalho de gestão dos efeitos político-sociais desse movimento, marcado inicialmente por problemas nos aeroportos portugueses e, mais tarde, por consequências sociais na área do dssemprego e exclusão social, das questões de segurança. Foi uma temática, não escondo, muito complexa, mas que acabou por ser tratada com grande êxito, de que a normalidade da situação que hoje se vive é a melhor prova.Relativamente ao plano económico, houve três vertentes importantes. Primeiro, na parte comercial, em que a importação de produtos portugueses pelo Brasil cresceu sempre ao ritmo anual de dois dígitos. Nos investimentos, o período em que eu estive no Brasil correspondeu ao de uma plena sedimentação dos investimentos portugueses que tinham sido feitos na segunda metade da década de 1990, a que se somaram novos fluxos de capitais, em especial voltados para a hotelaria de grande qualidade e restauração. Por fim, assistimos a grandes fluxos de turismo português para o Nordeste brasileiro, muito apoiados pelos novos investimentos a que fiz referência e na intensificação das linhas da TAP, para quem o Brasil passou a ser o maior mercado, hoje com mais de 60 voos semanais para oito cidades brasileiras. O Brasil é um país que está ainda na sua infância em termos de turismo: 5,5 milhões de turistas/ano, quando Portugal, por exemplo, tem 14 milhões.E relativamente ao plano cultural?A área cultural é aquela em que, devo confessar, senti alguma frustração, por não ter conseguido fazer e impulsionar tanto quando desejaria. É claro que houve importantes exposições, muita música de qualidade, foi possível apresentar bom cinema português, conseguimos promover imenso a nossa literatura. Mas tudo o que um país com a dimensão e os recursos de Portugal possa fazer fica sempre muito aquém do que necessitaria de ser feito para atingir um país de 195 milhões de habitantes.

Porquê?

Por incapacidade de meios, por falta de recursos para promover todas as acções que entendemos que mereceriam apoio e divulgação. O Brasil é imenso, tem 27 Estados, só o Estado de Minas Gerais é maior do que a França, imagine... De há muito que tenho a ideia de que Portugal tem uma história, e um potencial de afirmação da riqueza desse seu passado glorioso, que é muito superior à sua capacidade para a promover.

Uma das acções que teve foi o contacto com a comunidade portuguesa no Brasil…

Sim, no total, visitei 57 estruturas da comunidade portuguesa no Brasil.Pelos números oficiais do MNE haverá cerca de 700 000 portugueses residentes no Brasil…Isso é um número teórico, que integra cidadãos que têm dupla nacionalidade. Utilizamo-lo para efeitos de trabalho consular, mas os cidadãos portugueses apenas com a nacionalidade portuguesa não são mais de 400 mil. Aliás, são suplantados pelos residentes em França, na África do Sul e na Venezuela, a acreditar nas estatísticas. Trata-se de uma imigração que, em geral, provém de um período anterior à emigração portuguesa para França. Aliás, a emigração para o Brasil começa a deixar de ter significado quando aumenta a saída dos portugueses para a Europa, a partir dos anos 60.

O sentimento “afinitário” dos portugueses do Brasil perdeu-se ou, pelo contrário, tem-se mantido ao longo dos últimos anos?

O sentimento de afinidade da comunidade luso-brasileira é ainda muito forte. É um sentido de grande patriotismo e de grande ligação a Portugal e aos valores portugueses.Inclusivamente no que diz respeito aos binacionais?Sim. Aliás, a maioria das estruturas da comunidade portuguesa, em particular nas grandes cidades como São Paulo e o Rio de Janeiro, são alimentadas pela presença e participação, não apenas de cidadãos portugueses, mas igualmente por cidadãos que, embora de ascendência portuguesa, têm a sua vida completamente estruturada no Brasil e são plenos cidadãos brasileiros. Essas pessoas têm muito orgulho naquilo que é a sua marca portuguesa e mantêm uma ligação a uma certa imagem de Portugal.Se a origem dessa comunidade portuguesa no Brasil é muito anterior à francesa, 400 000 mononacionais, constitui um número bastante considerável… como se mantiveram portugueses ao longo de mais de um século?É que, tendo em atenção aquilo que são os acordos históricos que existem entre Portugal e o Brasil, qualquer cidadão português podia desempenhar a sua actividade e ter quase plenitude de direitos mantendo apenas a sua nacionalidade portuguesa. Essa igualdade de direitos, que vigorava igualmente em Portugal fez com que eu tivesse, por exemplo, encontrado portugueses no Brasil, alguns com mais de 80 anos, a quem nunca passou pela cabeça ter nacionalidade brasileira. Isso não significa que eles não sejam cidadãos profundamente leais à sociedade brasileira que os acolheu. Eu diria que é um caso ímpar de integração.

Qual é a relevância da comunidade portuguesa no Brasil em termos empresariais?

Já foi muito maior do que é hoje, em especial no século passado. Hoje em dia, eu diria que tem alguma importância em alguns sectores de pequena e média indústria e bastante no pequeno comércio. É claro que há algumas figuras abastadas na comunidade, gente que fez o seu percurso social a pulso e que teve êxito na sociedade brasileira. Mas a pujança económica, e concomitante força política, de que a comunidade portuguesa dispunha em meados do século XX, hoje já não é uma realidade.

Esse peso económico perdeu-se?

Perdeu-se, até porque boa parte dessa comunidade, entretanto, passou a serpuramente brasileira. Eu diria que uma parte da antiga comunidade portuguesa “abrasileirou” o seu sonho de vida. Como retrata a realidade actual das Câmaras de Comércio e Indústria portuguesas no Brasil? Vê alguma semelhança com o caso francês?O Brasil é um enorme país, com 27 estados, e portanto não podemos olhar para o Brasil na mesma lógica do que a França. Cada estado brasileiro representa uma realidade diferente, no plano económico, e em particular no que toca à presença de capitais e empresas portugueses. O maior estado, e com a maior Câmara de Comércio portuguesa, é São Paulo. A mais antiga Câmara é a do Rio de Janeiro. As Câmaras de Comércio existentes correspondem não apenas à dimensão da economia de cada estado, mas também à dimensão diferenciada da própria presença económica portuguesa neles. As Câmara portuguesas de comércio no Brasil criaram um Conselho das Câmaras, porque chegaram à conclusão de que precisavam de instituir um mecanismo de articulação entre elas. Esse Conselho é hoje o interlocutor do Estado português. Não obstante, a Embaixada relaciona-se com todas as Câmaras. Eu visitei todas as Câmaras, no meu período no Brasil, em grande parte dor iniciativa minha junto de empresários, foram criadas duas novas Câmaras de Comércio: uma no estado de Natal e outra na capital, em Brasília. Uma outra Câmara criada no estado de Santa Catarina acabou por não vingar.

Porquê?

Por falta de massa crítica, em termos empresariais. As Câmaras de Comércio que nascem têm um dilema: para terem sócios necessitam de justificar a sua acção com serviços úteis aos associados. Porém, esses serviços só podem ser criados quando a Câmara tem já um carteira de associados forte, o que significa que esses primeiros sócios têm de ter a visão estratégica de se sacrificar, por algum tempo, por uma estrutura que lhe não garante a prestação de serviços. Ora nem sempre há empresas disponíveis para tal papel. E rapidamente se chega a uma ciclo vicioso: sem associados, a Câmara não produz serviços, e, sem serviços, as empresas deixam a Câmara. Às vezes, é uma questão que tem mais a ver com o aparecimento, ou não, de uma pessoa dinamizadora, uma pessoa prestigiada, com conhecimentos no âmbito das empresas portuguesas e com boa ligação às autoridades locais. Isso pode fazer toda a diferença.

Quem pesa mais no total de associados dessas Câmaras de Comércio?

As filiais portuguesas no Brasil, empresas brasileiras ou empresas dirigidas por “luso-descendentes”?

No caso de São Paulo, por exemplo, o eixo central são algumas empresas portuguesas fortes, como a EDP, a Cimpor, os bancos, etc.. Mas há muitas empresas que são de capital brasileiro, mas estão interessadas no comércio e no investimento em Portugal. Por exemplo, o novo Presidente da Câmara de Comércio de S. Paulo é o presidente do Banco Luso-Brasileiro, que é um banco brasileiro feito por por portugueses, que emergiu da comunidade. É um belo exemplo.

Pensa que a rede de Câmaras de Comércio portuguesas no Brasil atingiu um estado de maturidade? Quantas mais Câmaras estão previstas de abrir naquele país?

Não há intenção de criar Câmaras de Comércio em todos os Estados brasileiros. Embora pareça existir espaço para a criação de mais algumas, num futuro mais ou menos próximo. Eu próprio tinha estimulado a criação de uma Câmara em Manáus, onde creio que existem condições muito especiais para o seu lançamento, em virtude do dinâmico Pólo Industrial que aí existe.
O que é que esses empresários procuram mais junto das Câmaras de Comércio no Brasil?Essencialmente o que eles procuram é informação sobre oportunidades de negócio. Ao contrário da Europa, onde as coisas são hoje muito transparentes em termos de mercado, o mercado brasileiro tem especificidades muito particulares, pelo que é importante aos empresários que querem operar nesse mercado estarem bem cientes desses aspectos particulares. Por outro lado, as Câmaras portuguesas também funcionam como um ponto de contacto para oportunidades em Portugal.Na Europa, o enquadramento institucional dos negócios é relativamente semelhante de um país para outro. Ora as diferenças entre Portugal e o Brasil são muito grandes. São duas culturas empresariais diferentes, há muitos problemas que surgem no tocante à abertura de uma empresa, questões sobre as autorizações para a mobilidade de trabalhadores, requisitos de legalização, abertura de contas bancárias, etc.Tudo isto implica a necessidade de um grande conhecimento do mercado. As Câmaras funcionam como uma espécie de “almofada” para que a chegada das empresas se realize de maneira mais confortável e informada. Por outro lado, as Câmaras são também verdadeiros “procuradores” para empresas cujas dimensões não justifiquem o recurso a grandes escritórios de advogados ou de consultores de negócios.

Três meses volvidos desde a sua chegada a Paris, qual é a sua primeira impressão dos empresários portugueses em França?

Confesso que ainda não tive tempo para esquiçar, com um mínimo de rigor, um retrato do tecido empresarial português em França. Enquanto no Brasil há 700 empresas de capital português, aqui estamos a falar de vários milhares, de dimensão muito diferenciada. Desde já, e atendendo à situação de crise que afecta os mercados, a minha primeira preocupação é procurar avaliar o modo como essa mesma crise está a ser sentida pela comunidade empresarial de origem portuguesa em França. É importante estarmos alerta e poder garantir uma actuação tanto quanto possível eficaz em caso de agravamento da crise. Fiz uma proposta ao Presidente da CCIFP, Carlos Vinhas Pereira, no sentido de podermos organizar, na Embaixada, uma jornada de reflexão que nos permita reflectir, em conjunto, sobre os efeitos da crise já detectados pelos nossos empresários. Essa reunião terá lugar no dia 30 de Junho e para ela estão, desde já, convidados todos os empresários. Nela escutaremos também sectores franceses, para compararmos experiências.Estima-se que existam mais de 45 000 empresas em França dirigidas por portugueses ou por franceses de origem portuguesa.

Pensa que este peso da comunidade portuguesa vai manter-se em França?

Ou pensa que esta perder-se-á por efeito de assimilação?A assimilação não é, em si mesma, uma coisa negativa. E a afectividade não se perde, necessariamente, por virtude dessa assimilação. Penso que a bandeira portuguesa, no quadro das nossas diversas comunidades, deve ser mantida enquanto estas a quiserem manter. Se a comunidade portuguesa de França quiser, pura e simplesmente, transformar-se e assumir-se essencialmente como francesa, não somos nós que devemos minimamente obstar a isso. O que nós devemos fazer, enquanto Estado português, é colocar à disposição dos portugueses e dos luso-descendentes todo o conjunto de mecanismos que lhes permita alimentarem a sua memória de ligação a Portugal, se eles assim o entenderem. Mas sem fazer qualquer lóbi, sem forçar minimamente a sua atitude. Um dos objectivos estratégicos definidos pela CCIFP para 2009 consiste na preparação das bases para a criação de um Conselho das Câmaras de Comércio Portuguesas na Europa.

Tendo em conta a sua experiência brasileira, qual é a sua opinião sobre um projecto destes aqui na Europa?

A primeira questão que me vem ao espírito é a necessidade de se definir, a priori, uma avaliação sobre o interesse de um tal projecto, com base nas suas eventuais finalidades. Não tenho, naturalmente, a menor opinião sobre isso. Há uma coisa que eu aprendi na vida, depois de quase 40 anos de serviço público: os empresários são muito mais pragmáticos do que o Estado e sabem bem avaliar, em função do seu interesse concreta, o valor das iniciativas. Se esse Conselho das Câmaras for por eles visto como um valor acrescentado, seguramente ue essa será uma iniciativa de sucesso.

Não vislumbra um possível paralelismo ou analogia com a criação Conselho das Câmaras de Portuguesas Comércio no Brasil?

A estrutura brasileira teve como objectivo essencial resolver o problema de articulação dentro de um pais de uma dimensão imensa. Num segundo momento, essa estrutura teve como finalidade servir como compeensação face à diferença de dimensão das várias Câmaras, com as mais fortes a apoiarem as mais fracas, quanto mais não fosse dando-lhes o benefício da sua experiência.Desconheço se o modelo se pode aplicar no caso europeu. Uma coisa quero garantir: a CCIFP poderá contar com a Embaixada de Portugal em França, caso considere que a sua ajuda pode ser relevante, para que seja levado a cabo esse trabalho de “rassemblement”, de congregação da comunidade empresarial portuguesa na Europa.

Por fim, deseja deixar alguma mensagem especial à CCIFP e aos seus membros para os próximos anos em que trabalharemos lado a lado aqui em França?

Gostava de dizer à CCIFP e aos seus membros que tenho uma leitura do serviço diplomático como um serviço público aberto e acessível. A Embaixada e todos os seus serviços estão à disposição da comunidade empresarial portuguesa em França. Tenho, além disso, o maior gosto em disponibilizar o espaço da Embaixada de Portugal em Paris para uma realização mais intensiva de eventos e de manifestações de índole empresarial. Há apenas algumas limitações, em matéria de espaço e de segurança, mas dispomos de uma sala que pode ser convertida numa sala de reuniões ou exposição para cerca de 100 pessoas. Desdeque os serviços comerciais da Embaixada assim o recomendem, as empresas podem utilizar esse espaço.A Embaixada é uma casa sustentada pelo erário público português, paga com os impostos dos portugueses, e, como tal, tem de ser utilizada em função dos interesses portugueses. E os interesses portugueses passam necessariamente pelos interesses das empresas portuguesas.

vendredi 12 juin 2009

Mensagem do Presidente da República às Comunidades Portuguesas por ocasião do 10 de Junho

Neste Dia de Portugal, de Camões e das Comunidades Portuguesas, saúdo os Portugueses que vivem ou trabalham fora do seu País, bem como os luso-descendentes que, nas sete partidas do mundo, mantêm acesa a chama da portugalidade.
«Quanto mais longe vou, mais perto fico», foram palavras que Miguel Torga nos legou, num inesquecível poema. Torga conheceu e viveu a realidade da diáspora, sabia do que falava.
É essencial sabermos do que falamos, quando falamos da diáspora portuguesa. Por isso me tenho esforçado para contactar de perto as comunidades portuguesas dispersas pelo mundo.
Sempre que me desloco em visitas oficiais ao estrangeiro – como sucedeu este ano, na viagem que fiz à Alemanha –, procuro que o programa oficial inclua momentos de diálogo directo com as comunidades da diáspora.
É fundamental conhecermos a realidade concreta dos Portugueses que emigraram. Só assim estaremos a par dos seus anseios, das suas necessidades, do seu amor à Pátria, do seu profundo e comovente desejo de preservar os laços que os unem a Portugal.
Mas estes laços têm de ser materializados em acções concretas. Não bastam meras palavras de apreço nem simples discursos de ocasião.
Não é possível construir uma relação autêntica com as comunidades tendo por base apenas proclamações retóricas sobre os afectos ou os sentimentos.
Deve garantir-se que os Portugueses da diáspora mantenham laços efectivos com o Portugal de onde partiram. Entre eles, avulta, naturalmente, o vínculo da cidadania. Por isso, defendi, através de actos concretos, que o exercício dos direitos cívicos pelos emigrantes fosse assegurado de forma plena.
Não esqueçamos que, como disse o escritor Mia Couto, a identidade dos emigrantes é uma «identidade fugidia».
É imprescindível que a identidade dos nossos emigrantes não seja fugidia e que, com o passar dos anos, não se percam os elementos essenciais que ligam as comunidades da diáspora à terra de onde vieram. Porque essa terra tem um nome: Portugal.
E, como Portugueses que todos somos, temos um dever colectivo e patriótico: tornar real o que pode ser fugidio, construir uma identidade própria, capaz de superar as distâncias e as saudades.
No século XXI, em que as distâncias diminuem num mundo global, as questões relacionadas com a diáspora não podem continuar a ser tratadas através do tradicional discurso saudosista e passadista, em que se enaltecem os afectos mas se esquecem as realizações concretas.
Não por acaso, ainda ontem tive o gosto de distinguir com o “Prémio Empreendedorismo Inovador na Diáspora Portuguesa” um jovem que, na Holanda, criou uma empresa de aplicações de «software» para telemóveis que factura 2 milhões de euros por ano e tem 70 milhões de utilizadores, e um português, residente na Califórnia, presidente de uma empresa agro-alimentar, a maior produtora mundial de batata-doce biológica, que factura 36 milhões de euros por ano e emprega 700 pessoas.
Orgulho-me de ter contribuído para que a política da diáspora esteja mais atenta à necessidade imperiosa de manter intocados os direitos cívicos dos emigrantes.Orgulho-me de Portugal e de ser Português. E, neste dia 10 de Junho, quero dizer muito vincadamente: orgulho-me de todos os que querem continuar a ser Portugueses.

MENSAGEM DO 10 DE JUNHO DO SECRETÁRIO DE ESTADO DAS COMUNIDADES PORTUGUESAS

Neste dia de celebração, o Dia de Portugal, de Camões e das Comunidades Portuguesas, num tempo de trabalhos mais difíceis, vividos à escala mundial, na economia e no emprego, exprimo a solidariedade do Governo de Portugal diante das dificuldades e a esperança em que nos diversos governos do mundo se construam as pontes para os compromissos duradoiros, principalmente nos domínios social e económico.
Portugal é um país que se estende muito para além do próprio espaço geográfico, é um país cuja “alma” vai muito para além de si, é uma Nação que cobre o mundo por via dos mais de cinco milhões de compatriotas que lançam raízes, projectam o valor da língua, promovem a cultura, a história, ou realizam o encontro como forma de relacionamento com as sociedades onde se inserem.
Essa arrojada forma de ser convoca o Estado, permanentemente, para um renovado olhar das políticas direccionadas à Diáspora, consubstanciadas no desenvolvimento das condições efectivas para o exercício dos direitos de cidadania. Aí, tal como aqui.
Está fora do tempo e do lugar qualquer relação assente na retórica sentimentalista, ainda que mesclada pelo brilho atraente de bondosas acções. Falo, antes, deste tempo e deste lugar. Refiro a concretização de programas, a renovação e implementação de novos serviços e novas modalidades de acesso, cuja finalidade consiste na sua qualificação e utilidade, tendo em vista garantir os direitos de cidadania.
Importa, antes de mais, promover a igualdade de tratamento e de oportunidades, dimensionar as políticas sociais, educativas, culturais ou económicas que se praticam no país, de modo a levar em conta os concidadãos residentes no estrangeiro.
Hoje Portugal está em condições de dar esse passo, feitas que foram as adaptações técnicas nas representações diplomáticas e consulares, das mais avançadas do mundo ao nível tecnológico, com capacidade de resposta muito próxima das criadas no país.
A mais que tradicional tese da saudade, aquela que nos apega ao marcar passo, a que está associada a mecanismos de contemplação ao passado, explicou pouco do muito que estava em falta. Os afectos, remetendo a saudade para essa categoria de sentimentos, são muito importantes para construir e reforçar os laços de vinculação colectiva à Língua de Camões e à História de Portugal, sem as quais não havia pertença. Mas nenhuma comunidade, expatriada ou não, pode viver apenas dos rendimentos desse património, por mais rico que ele seja.
Agir, fazer, levar próximo o Portugal moderno é uma exigência cívica e política que o Governo cumpre com honra e orgulho. Construir igualmente uma interactividade que traduza o potencial inexplorado da exportação do melhor de Portugal através das comunidades e que consiga trazer de volta para o país mais conhecimento ou experiências, é uma necessidade reconhecida.
Valorizar os Portugueses que trabalham no estrangeiro, quer por sinais públicos de mérito, quer na criação das condições para o exercício dos direitos de cidadania é uma constante programática cuja concretização vê a luz do dia nas mais diversas iniciativas, desde a modernização consular até ao “Talentos” ou “Lusavox”.
Este é o tempo que nos coube viver. As dificuldades da actual conjuntura global constituem novos incentivos, radicados no património histórico de quase novecentos anos. Ser Português é partilhar dessa honra.

mercredi 3 juin 2009

Embaixador português em Paris faz palestra em Washington

O embaixador português em França, Francisco Seixas da Costa, apresentou em Washington, no dia 2 de Junho, uma perspectiva europeia sobre o papel do Brasil no novo contexto internacional, em especial face aos Estados Unidos e à União Europeia, no âmbito de um Seminário Internacional promovido pelo “Center for Transatlantic Relations” da Johns Hopkins University.
O diplomata português, que esteve envolvido no processo de concessão ao Brasil do estatuto de “parceiro estratégico” da União Europeia, assinado durante a presidência portuguesa da União, em 2007, fez parte do grupo de 20 especialistas de vários países, chamados a pronunciarem-se sobre a nova dinâmica do Brasil contemporâneo – nos domínios de política interna e externa, de segurança e defesa, bem como nas áreas económicas, com o tema da crise financeira internacional como cenário de fundo.